Iphigénie en Tauride
Iphigénie, fille d’Agamemnon, n’a pas été sacrifiée à Aulis par son père. Elle vit à présent chez les Taures – des Barbares, au bout de la Mer Noire (l’actuelle Crimée). Il faut aller loin pour y voir clair dans les projets obliques des dieux. Iphigénie, prêtresse d’Artémis, y célèbre des sacrifices humains. Son frère Oreste, meurtrier de leur mère Clytemnestre qui a elle-même tué Agamemnon, débarque sur cette terre, envoyé par Apollon. Il est accompagné de son ami Pylade. Ils doivent enlever ensemble la statue d’Artémis et l’emporter à Athènes. Comment mettre fin aux effusions de sang des dieux (sacrifices) et des hommes (guerre de Troie) ? Qui en paiera le prix ? Et si les Barbares n’étaient pas ceux qu’on croit ? Le roi des Taures Thoas exige un culte conforme à la justice de son pays. Les Grecs - Oreste, Iphigénie, Pylade, les femmes grecques du chœur – vont-ils se comporter comme des profanateurs de temple ? Qu’est-ce que la piété au regard des dieux et des hommes ? Et quels dieux ? Platon pose ces mêmes questions, à quelques années de distance, en faisant dialoguer Socrate et le devin Euthyphron aux portes du tribunal qui va condamner à mort le philosophe pour impiété. L’étrange tragédie d’Euripide interroge autrement les rapports entre piété et justice. Ecriture d’après Euripide et Platon (Euthyphron) Adaptation Stéphane Poliakov et Hugues Badet Mise en scène Stéphane Poliakov et Hugues Badet Jeu Laura de Lagillardaie Stéphane Poliakov et Hugues Badet Lumière Clermont Pithan Partenaires / Soutiens Festival des Dionysies ; Théâtre de l’Opprimé (Paris 12e) ; Maison des Sciences de l’Homme Paris Nord ; Université Paris 8
Numéro de licence : n° 2 – 106 6400 / n°3 – 106 6401



